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  <title>Bienvenue sur le blog des éditions Tanibis - Mot-clé - Entretien</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 09:10:07 +0000</pubDate>
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    <title>Tanibis, un éditeur qui détonne (Tanibis Channel épisode 9)</title>
    <link>https://news.tanibis.net/post/Tanibis%2C-un-%C3%A9diteur-qui-d%C3%A9tonne</link>
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    <pubDate1>14 janvier 2018 -</pubDate1>
    <pubDate>Sun, 14 Jan 2018 21:54:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Editions Tanibis</dc:creator>
        <category>Entretiens</category>
        
    
    <description>    &lt;p&gt;En mai 2015, nous frappions un grand coup avec la publication de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://tanibis.net/livres/egg&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;EGG&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, fruit d'une &lt;a href=&quot;https://news.tanibis.net/index.php/post/Retour-sur-le-ring&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;collaboration haute en couleur&lt;/a&gt; entre Aurélien Maury et Gilbert Pinos. &lt;a href=&quot;https://news.tanibis.net/index.php/post/Les-chiens-aboient%2C-le-Starfinder-passe&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Remarqué par la critique&lt;/a&gt;, l'album attira notamment l'attention du blogueur Oncle Fumetti qui entreprit de questionner Gilbert Pinos sur la genèse de cet album et les coulisses des éditions Tanibis. Nous vous présentons cet entretien agrémenté de nombreux documents rares ou inédits.&lt;/p&gt;
&lt;a title=&quot; agrandir=&quot; href=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/01.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/01.jpg&quot; alt=&quot;Tanibis, un éditeur qui détonne&quot; width=&quot;764&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Entretien initialement publié en mai 2015 sur le blog &lt;a href=&quot;http://fumetti.over-blog.com/2015/05/interview-de-gilbert-pinos-editeur-et-scenariste-chez-tanibis.html&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Un autre regard&lt;/a&gt;, d'Oncle Fumetti.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tanibis est une maison d'édition qui détonne et étonne. Oncle Fumetti a voulu comme d'habitude en savoir plus. Il s'est adressé à Gilbert Pinos le boss. Voici ses réponses.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oncle Fumetti&amp;nbsp;: Bonjour Gilbert Pinos. Comme je n'ai rien trouvé sur vous sur internet le mieux c'est que vous présentiez&amp;nbsp;? Qui êtes-vous&amp;nbsp;? D'où venez-vous et pourquoi la BD&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilbert Pinos&amp;nbsp;: Par où commencer&amp;nbsp;? Mon CV est à l'image de ma mémoire&amp;nbsp;: un fouillis pas possible&amp;nbsp;! Je vais bientôt avoir 70 ans et j'ai à peu près tout fait&amp;nbsp;: vendeur d'autocollants en porte à porte, commercial pour un pisciniste aux USA, journaliste de faits-divers, j'ai aussi entraîné des gamins à boxer... Un sacré parcours, ça ferait une bonne bédé tiens, il paraît que l'autobiographie est à la mode&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
L'édition, c'est venu très tard, un peu par hasard, suite à des pépins de santé. Il fallait ralentir un peu. Je me suis dit qu'en bossant dans le culturel je serai plus pépère… tu parles&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Parlez nous de Tanibis. C'est une maison d'édition, non&amp;nbsp;? Vous en êtes le Directeur Commercial&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: Au départ, Tanibis était une petite boîte sans envergure créée par une bande d'étudiants mous... je l'ai rachetée en 2006 pour une bouchée de pain à mon retour des États-Unis. Un copain libraire m'avait dit que la bd indépendante était en plein boom à l'époque. J'ai pris le pari… sa librairie a coulé six mois plus tard&amp;nbsp;! Et moi, j'ai bien déchanté depuis. Je suis directeur commercial mais pas que, en gros c'est moi qui fait tourner la boutique&amp;nbsp;: j'engueule les libraires qui ne font pas leur boulot, je fais patienter les imprimeurs qui réclament des traites, ce genre de choses, vous voyez&amp;nbsp;? Bon je me fais aussi aider par des petits jeunes. Courir les salons et porter des cartons, à mon âge ce n'est pas raisonnable, eux ça les amuse, alors&amp;nbsp;! Ils font aussi la mise en page et le site internet. Je suis pas très doué avec l'internet, toutes ces bêtises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Quelle est la ligne éditoriale de Tanibis&amp;nbsp;? Qu'aimez-vous publier&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: La ligne éditoriale de Tanibis… j'avoue que je n'en sais rien. J'ai l'impression qu'il y a beaucoup trop de récits qui tournent autour des rêves ou de récits muets en noir et blanc… C'est à cause de mon stagiaire-directeur artistique, ça. Il a ce genre de goûts un peu… intello-branchouille, comme on dit. Mais que voulez-vous, je suis un vieux machin, je suis un peu largué dans le monde des bulles d'aujourd'hui&amp;nbsp;! Alors que lui, il est jeune, il comprend mieux ce qui plaît aux gosses. C'est lui qui me montre les projets qui lui plaisent et nous les éditons. Enfin dans la mesure où ce n'est pas trop cher à publier car vous n'avez pas idée de combien les auteurs demandent parfois pour leurs planches&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
Personnellement j'ai un faible pour les récits d'aventure à l'ancienne… Avec des personnages bien trempés et une bonne dose d'action. Des ingrédients qu'on retrouve peu dans notre catalogue paradoxalement. C'est peut-être pour ça qu'on les retrouve dans &lt;em&gt;EGG&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;a title=&quot; agrandir=&quot; href=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/02-au-travail.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/02-au-travail.jpg&quot; alt=&quot;Tanibis, un éditeur qui détonne&quot; width=&quot;600&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Déjà trois nominations à Angoulême en 15 ans. C est bien non&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: C'est bien mais ça ne remplit pas le frigo, les nominations… je préférerais compter trois briques sur mon compte en banque&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Vous avez publié Lucas Varela et l'excellent &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://tanibis.net/livres/paolo-pinocchio&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Paolo Pinocchio&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Comment rencontre-t-on une telle pépite&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: Ah quelle histoire&amp;nbsp;! Bon, figurez-vous que ma femme avait une cousine dont le fils était très ami avec une petite nana dynamique, Claire Latxague, une étudiante — à l'époque — argentinophile férue de bédé. Voilà qu'elle se présente un beau jour dans nos locaux, tout juste revenue d'Argentine avec un carton à dessin bien rempli. J'étais plutôt sur la défensive je pensais qu'elle venait mendier un poste ou je ne sais trop quoi… Elle avait en fait déniché un paquet d'auteurs argentins lors de son périple là-bas et elle se proposait de nous vendre les droits de leurs projets, moyennant une coquette commission. Rien de moins. Comme personne ne parle espagnol dans la maison, elle s'est aussi proposée de nous les traduire, tout naturellement à « prix d'ami ». En plus, elle avait elle-même rédigé un contrat tout prêt, il n'y avait plus qu'à signer&amp;nbsp;! Je ne sais pas comment elle s'y est pris, elle a dû nous hypnotiser… Encore aujourd'hui, je ne m'explique pas ce qui s'est passé&amp;nbsp;: elle est repartie comme elle est venue mais avec un très gros chèque. Nous laissant comme deux ronds de flan avec un contrat pour deux albums d'un auteur dont nous n'avions jamais entendu parler — la pépite dont vous parlez — et ses planches que nous étions incapables de lire. Et cerise sur le clafoutis, figurez-vous qu'avec mon pognon elle a ouvert en un temps record sa propre maison d'édition où elle publie les projets qu'elle s'était bien gardé de nous montrer&amp;nbsp;! Ah il faut reconnaître qu'elle a finement joué&amp;nbsp;! Enfin, soyons beau joueur, sans rancune&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Vous êtes aussi scénariste. Ces jours-ci est sorti &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://tanibis.net/livres/egg&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;EGG&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; avec Aurélien Maury. Parlez-nous de ce projet&amp;nbsp;? Beaucoup font le lien avec &lt;em&gt;Flash Gordon&lt;/em&gt;. Il y a une part de vérité&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: Oui probablement mais peu de gens savent que nous n'avons pas inventé Zak Thunder&amp;nbsp;: c'est un personnage inventé par Michel Lelay dans les années 50. Enfin « inventé », à ce niveau on peut parler de plagiat, je pense. Bref, Terry (il signe « Aurélien » mais son vrai prénom est Terrence), en vrai fondu de SF, m'avait montré les histoires de Zak Thunder dans une revue de comics québécoise dont le nom m'échappe, enthousiaste… Moi, ça ne m'a pas transporté, Michel Lelay n'était pas un très très bon dessinateur il faut être honnête. J'ai quand même contacté les ayants droit… Avec leur accord et moyennant une somme rondelette on a pu utiliser le personnage comme on le voulait. Terry voulait le reprendre de façon très révérencieuse… Je l'ai laissé faire en toute confiance. Au bout de plusieurs mois comme je ne voyais rien venir j'ai commencé à m’inquiéter. Et puis il a fallu se rendre à l'évidence&amp;nbsp;: Terry n'avait rien fichu et il était complètement empêtré dans son scénario… Comme d'habitude, j'ai mis les mains dans le cambouis. C'était peut-être une drôle d'idée de ma part… mais nous l'avons bouclé ce bouquin&amp;nbsp;! C'était une période un peu trouble sur le plan personnel… alors je n'ai pas de souvenirs très précis de la gestation de l'album.&lt;/p&gt;
&lt;a title=&quot; agrandir=&quot; href=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/03-zak-thunder.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/03-zak-thunder.jpg&quot; alt=&quot;Tanibis, un éditeur qui détonne&quot; width=&quot;600&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;div class=&quot;corps&quot;&gt;&lt;span class=&quot;legend&quot;&gt;Zak Thunder, le pilote de l'espace. Planche tirée de la revue Comète n&lt;sup&gt;o&lt;/sup&gt; 3, © Michel Lelay 1956, tous droits réservés.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Aurélien Maury avait déjà publié &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://tanibis.net/livres/le-dernier-cosmonaute&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Le dernier cosmonaute&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;EGG&lt;/em&gt; est un pur produit-maison alors&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: C'est exact. On pourrait dire que Maury lui-même est un produit maison en fait. C'est mon poulain. Je l'ai repéré lors d'un voyage aux USA. C'est moi qu'il l'ai poussé à faire de la bédé. Depuis il vit en France et fait presque partie des murs de la maison Tanibis. &lt;em&gt;EGG&lt;/em&gt; s'est fait en interne en quelque sorte.&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Quels sont vos modèles dans la BD ? Que lisiez-vous ou que lisez-vous&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: Gamin je lisais bien des comics de poche que mon père me ramenait de ses tournées. Vous savez ces petits formats qu'on vendait en kiosque ou dans les gares… Je crois que c'est de là que vient d'ailleurs le choix du format de &lt;em&gt;EGG&lt;/em&gt;, par pure nostalgie pour ces illustrés-là. J'aimais les histoires avec des cowboys, ou les récits de guerre. Des choses un peu « burnées » si vous me passez l'expression.&lt;br /&gt;
Quand à la bédé à papa, non merci... Hergé et consor, pfff… Même môme ça me tombait des mains. À la rigueur, je serai plus clément avec &lt;em&gt;Tintin en Afrique&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: les scènes de tirs sur des animaux m'avaient bien plu. Sinon, ah si, les enquêtes de Gilles Jourdain. Ça, ça me bottait bien… C'était presque du Simenon, avec de belles répliques… et puis les accidents de voitures&amp;nbsp;! Personne ne démolit une bagnole comme Tillieux&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
Plus tard aux States, j'ai rencontré Paul Kirchner car nous fréquentions le même club de tir. Nous sommes assez rapidement devenu de bons copains. Il m'a par exemple initié au maniement du Couteau Bowie en échange de quelques unes de mes fameuses « astuces fiscales », que de bons souvenirs&amp;nbsp;! Paul faisait de la bédé dans son coin et tout passionné qu'il était il a pu me montrer pas mal de choses, mais j'y étais assez hermétique je l'avoue. Je me souviens juste de Kirby, je n'ai jamais rien lu de lui mais son dessin avait du punch, oui. Comme j'avais cette affaire d'autocollants fantaisistes — c'était la mode en ce temps-là — j'ai bien essayé de l'approcher pour lui proposer de m'en faire quelques uns... Mais il préférait se consacrer à ses âneries&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
Et maintenant me voilà éditeur de bande dessinées&amp;nbsp;! C'est quand même drôle la vie&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;a title=&quot; agrandir=&quot; href=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/04-paul-et-gilbert.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/04-paul-et-gilbert.jpg&quot; alt=&quot;Tanibis, un éditeur qui détonne&quot; width=&quot;500&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;div class=&quot;corps&quot;&gt;&lt;span class=&quot;legend&quot;&gt;Paul Kirchner et son futur éditeur Gilbert Pinos, souvenir de Wooster Mountain Shooting Range.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Vous emmenez 5 BD sur une île déserte. Alors hormis celles de Tanibis vous emmenez quoi&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: Ah non&amp;nbsp;! Pas de bédé&amp;nbsp;! J'en vois assez toute la journée. Sur une île déserte j'emporte un whisky, ma casquette et mon chien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Que nous réserve Tanibis dans les prochains mois ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. P.&amp;nbsp;: Je vous donne une petite exclu : nous allons publier une suite à &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://tanibis.net/livres/the-bus&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;the bus&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, de Paul Kirchner. Fort du petit succès du premier opus (des pages des années 70 que nous avons rééditées), Paul s'est amusé à reprendre son strip. Nous avons assez de nouvelles planches pour faire un beau livre qui paraîtra à la rentrée, pile avant noël.&lt;br /&gt;
Avec cet album je me fais particulièrement plaisir car quand j'ai repris Tanibis, j'avais déjà derrière la tête l'idée de rééditer ces planches… C'est un peu un accomplissement.&lt;br /&gt;
Enfin après, le nouveau Jesse Jacobs, &lt;em&gt;Honeymoon Safari&lt;/em&gt; (ou bien &lt;em&gt;Safari Honeymoon&lt;/em&gt;, j'ai un doute. Il faudrait que je demande confirmation à mes garçons&amp;nbsp;!). Je n'ai pas tout compris mais ça n'a pas l'air trop vilain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O. F.&amp;nbsp;: Merci Gilbert. À bientôt.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a title=&quot; agrandir=&quot; href=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/05-ile-deserte.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://www.tanibis.net/tanibis-channel/09-tanibis-un-editeur-qui-detonne/05-ile-deserte.jpg&quot; alt=&quot;Tanibis, un éditeur qui détonne&quot; width=&quot;764px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tanibis Channel&lt;/strong&gt; est une production des Studios Tanibis&lt;sup&gt;TM&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;a href=&quot;https://news.tanibis.net/index.php/post/Retour-sur-le-ring&quot;&gt;Lire l'épisode précédent : Retour sur le ring&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://news.tanibis.net/index.php/post/Tanibis-Leaks&quot;&gt;Lire l'épisode suivant : Tanibis Leaks&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;https://news.tanibis.net/tanibis-channel&quot;&gt;Lire tous les épisodes&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Sept questions à L.L. de Mars</title>
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    <pubDate1> 3 juillet 2015 -</pubDate1>
    <pubDate>Fri, 03 Jul 2015 13:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editions Tanibis</dc:creator>
        <category>Entretiens</category>
        
    
    <description>    &lt;h1&gt;La différence entre un philosophe et un bout de bois avec des moustaches&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sept questions à L.L. de Mars à l'occasion de l'édition de l'intégrale de ses &lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tanibis.net/livres/pingouins&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Pingouins&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, disponible ces jours-ci dans toutes les bonnes librairies.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins1.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le moins qu'on puisse dire est que ton travail a énormément évolué depuis cette série de pingouins, dessinée nous-semble-t-il à la fin des années 90. Quel regard portes-tu sur eux aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de Mars : Comme celui que je porte sur tout mon travail passé, qu'il soit du mois dernier ou qu'il ait quinze ans, tu sais : il constitue, sans que j'aie à chercher à lui donner une position hiérarchique, un moment, participant d'un grand mouvement plus général. Je ne sais pas plus par où il s'assemble à &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tanibis.net/livres/comment-betty-vint-au-monde&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Betty&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, par où son écriture a été nécessaire pour rendre possible &lt;em&gt;Prières&lt;/em&gt;, que je ne sais par où mes lectures de jeunesse ont ouvert mes lectures d'homme mûr ; mais je sais que c'est, au bout du compte, un des sillons que je me suis tracé — peu importe qu'il soit conscient ou non — pour aller de tel point à un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand bien même je n'aurais dessiné ça que pour y échapper ensuite, ce serait déjà un passage.  Les imperfections sont des notions floues, transitoires, dont il vaut mieux ne pas s'encombrer. Quand aux formes d'humour que j'y développais, elle sont encore très proches de certains aspects de mon travail actuel.&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins2.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu mets en scène une banquise peuplée de pingouins, mais on n'a pas l'impression que tu es mû par un grand intérêt pour l'ornithologie. C'est manifestement la comédie humaine que tu croques… Te rappelles-tu comment t'es venue l'idée de transposer la société des hommes chez les alcidés ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de M. : Par urgence ; un grand espace vide pour décor, pas de couleurs à mobiliser pour les personnages. Je faisais ça pour dérider une amie qui sombrait dans une grave dépression et je devais aller thérapeutiquement très vite pour précéder la pendaison de trois ou quatre longueurs. Il faut croire que cette paresse du dessin est contagieuse : quelques années plus tard, d'autres types sans imagination se sont mis à dessiner des pingouins dans les pages mêmes du magazine où elles avaient été publiées (&lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt;). Comme il n'y avait plus rien à simplifier du dessin, mes suiveurs ont simplifié l'humour pour l'adapter à la compréhension d'un singe habillé. « Ils volent de nos propres ailes » disait Degas de ce genre de zozos.&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins3.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sous-titre « une sorte d'intégrale mais qui sait ce que nous réserve l'avenir » présage-t-il d'une possible reprise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de M. : Je me méfie par principe de toute déclaration d'auteur affirmant qu'il ne refera plus tel ou tel truc. Le plus inconstant des auteurs que je connaisse étant moi-même, je me méfie d'autant plus.&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins4.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Continues-tu le dessin d'humour, parallèlement à la bande dessinée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de M. : Je ne sais pas si &lt;a href=&quot;http://www.le-terrier.net/polis/archivesjournaux/index.htm&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;ce que je dessine pour la presse d'extrême gauche&lt;/a&gt; est drôle ou pas (c'est souvent assez triste, quand même, et les sujets que ça accompagne sont généralement glauques et violents), mais disons que ce serait ça, aujourd'hui, l'endroit où je continue à exercer ce genre de dessin. Mais je ne crois pas avoir fait un seul album duquel l'humour soit absent, c'est assez central dans ma façon de conduire un récit, même le plus grave. C'est important comme mouvement intérieur à toute formulation. Ça n'a pas besoin d'être démonstratif (rien à voir avec l'injonction connarde à faire marrer qui s'établit en règle dans la production de bande dessinée). Ça a besoin d'être là. De dessiner le périmètre. Je me méfie de la gravité qui ne se trouve pas elle-même ridicule, comme je méprise tout esprit qui pontifie ses gammes techniques avec le plus grand sérieux ; c'est tout ce qui fait la différence entre un philosophe (Deleuze) et un bout de bois avec des moustaches (Heidegger). C'est valable dans l'autre sens : j'ai une horreur absolue de la bd dont le labeur est de faire marrer, de faire mouche, de fabriquer de la congrégation de rieurs. Sale métier, franchement.&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins5.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par quel étrange concours de circonstances des planches de bande dessinée mettant en scène les pingouins se sont-ils retrouvés dans &lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;l'Écho des savanes&lt;/em&gt;, presque 10 ans après la première série de dessins ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de M. : Dans &lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt;, il y en a eu très tôt (les planches en couleurs, c'était en fait un retour tardif dans le magazine, juste pour complaire à mon nigaud de fils dont les copains de classe ne croyaient pas que son père faisait vraiment de la bd. Les copains ont pu voir et moi j'ai pu retourner à des travaux moins futiles) ; au départ, un gars de &lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt; était passé à Saint-Malo au festival, l'année-même de la première publication chez [Treize étrange]. Il m'avait demandé des pages pour une rubrique dont j'oublie le nom (je ne suis pas lecteur, je ne l'ai jamais été). Quelques semaines de suite, ils ont passé les rares planches supposément intelligibles par un lecteur de &lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt; (ce qui est une erreur, bien entendu ; si vous faites lire à un enfant seulement ce que vous imaginez qu'il peut comprendre, non seulement vous manquez d'imagination, mais ça l'empêche, lui, de comprendre autre chose que ce que vous lui assignez. Voilà donc une prophétie auto-réalisée). Pour &lt;em&gt;l'Écho&lt;/em&gt;, c'est une autre histoire, bien qu'elle y soit liée : parce qu'une planche publiée dans &lt;em&gt;Spirou&lt;/em&gt; (celle avec les frigos) avait été lue et appréciée par Hervé Desinge, il m'avait fait appeler chez moi pour m'inviter à bosser pour &lt;em&gt;l'Écho&lt;/em&gt; (bon sang qui lui a filé mon numéro ? Je suis sur liste rouge, bordel !). J'ai fait part de mon étonnement en apprenant que ça existait encore. On m'a dit que oui, ça existait, et que ce serait bien que je rencontre Desinge pour causer. J'étais perplexe sur le sens de tout ça, trop fauché pour aller à Paris, pas vraiment désireux de continuer à dessiner ce genre de conneries. Je reçus un billet de train par la poste et me retrouvai dans un resto du quartier de Montparnasse à causer de tout ça. Le canard aux myrtilles était bien, la garniture riche. Ça m'a un peu endormi. Je me disais connement que je pouvais bien faire trois pingouins et que j'aurais pu placer des planches moins légères. Ah ah. Bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme ça tombait à un moment où de toute façon ma propre famille éditoriale me crachait à la gueule, que les Requins Marteaux venaient juste de me demander de ne même plus leur envoyer de manuscrits, que je trimballais trois livres finis dont personne ne voulait (dont le &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tanibis.net/#/comment-betty-vint-au-monde/&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Betty&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; qui nous a réunis toi et moi), à ce moment-là, je me foutais à peu près complètement de tout et je m'apprêtais surtout à arrêter de faire des bandes dessinées. Alors pourquoi pas bricoler pour &lt;em&gt;l'Écho&lt;/em&gt; ou n'importe quelle autre crèmerie ? Bon, quelques mois après, &lt;em&gt;l'Écho&lt;/em&gt; mourait (j'ai l'habitude d'entraîner un certain nombre d'éditeurs dans ma chute, tu es prévenu), ce qui acheva notre collaboration. Du coup, j'ai d'autres planches finies, avec d'autres bestioles ; ce n'était pas censé constituer une série autour des pingouins, mais plus généralement une série animalière écologiste. Enfin… écologiste pour lecteurs de &lt;em&gt;l'Écho&lt;/em&gt;… Ce serait un peu comme une série marxiste pour lecteur de &lt;em&gt;Aaarg!&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins6.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi appelles-tu ces bestioles des pingouins alors que ce sont des manchots ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de M. : Ce sont des minchouins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alexis Kauffmann explique dans sa préface comment tes &lt;em&gt;Pingouins&lt;/em&gt; ont été réutilisés par le réseau framasoft. Quels sont tes liens avec la communauté libriste ? Continues-tu à placer tes travaux sous licence copyleft ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.L. de M. : je suis lié à la communauté libriste depuis les balbutiements de la L.A.L (la License Art Libre) ; je débarque environ un an après la création de Copyleft Attitude et rencontre Antoine Moreau et les autres oiseaux. Le plus simple, pour comprendre ces liens et pourquoi je continue, régulièrement, à mettre mon travail sous Copyleft, est encore de regarder la video de cette &lt;a href=&quot;http://framablog.org/2013/10/04/ll-de-mars/&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;conférence aux Rencontres mondiales du Logiciel Libre de Bruxelles&lt;/a&gt;. J'y dis quelques conneries, sans aucun doute, mais peut-être pas seulement.&lt;/p&gt;
&lt;img class=&quot;image2&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/LLdM-itwPingouins7.jpg&quot; alt=&quot;Pingouins, par L.L. de Mars&quot; width=&quot;648&quot; /&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Cinq questions à Mehdi Melkhi</title>
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    <pubDate1>29 mai 2015 -</pubDate1>
    <pubDate>Fri, 29 May 2015 10:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Editions Tanibis</dc:creator>
        <category>Entretiens</category>
        
    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;em&gt;Cinq questions à Mehdi Melkhi, auteur de &lt;/em&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.tanibis.net/livres/qu-est-ce-qui-arrive&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Qu'est-ce qui arrive ?&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, disponible ces jours-ci dans toutes les bonnes librairies.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img class=&quot;image&quot; src=&quot;http://stock.tanibis.net/images/Melkhi-autoportrait.jpg&quot; alt=&quot;Mehdi Melkhi, autoportrait&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Qu'est-ce qui arrive ?&lt;/em&gt; est-il ton premier livre ? Quel âge as-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mehdi Melkhi : 37 ans, né à Argentan, premier livre, premières approches de la bande dessinée (timidement, ce qui explique la composition sommaire, en grandes images).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faisais-tu avant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.M. : J'ai une autre vie, un autre métier, mais je préfère ne pas mélanger mes deux activités pour faire le mieux possible les deux sans qu'on me soupçonne d'en négliger une au profit de l'autre (ce qui est faux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui t'as poussé à choisir la bande dessinée comment moyen d'expression ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.M. : Parler de choses difficiles simplement, en essayant de trouver un mode adapté autant aux enfants qu'aux adultes, des récits pour toutes sortes de lecteurs, même des lecteurs qui ne lisent pas de bande dessinée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce récit comporte-t-il une dimension autobiographique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.M. : Je préfère en parler autrement, comme d'une histoire qui est l'autobiographie de tout le monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont tes projets ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.M. : Un livre sur l'histoire des minorités (le sens général de ce que veut dire une position minoritaire) et un livre sur la gentrification (un livre animalier sur la transformation de Barbès, même si les endroits ne sont jamais nommés)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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