Catalogue
lundi 9 janvier 2012 - Bientôt...
En 2012, il y aura d'abord :

Puis :

Et aussi :

(À suivre...)
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lundi 21 novembre 2011 - Expos
Bientôt :

« Peindre, écrire, dessiner, faire des bandes dessinées, sont des activités différentes. Ces activités, auxquelles dans mon propre cas on pourrait ajouter la composition musicale, le jeu instrumental et la réalisation de films vidéo, sont séparées par bien plus que des savoir-faire spécifiques : elles mobilisent des modes de transformation du monde originaux et irremplaçables ; et rien ne me semble mieux mettre en lumière ces caractères distincts, ces formulations et ces pratiques distinctes, que de montrer ce qui les prolonge l'une en l'autre, ou mieux, ce qui d'une pensée peut traverser l'une et l'autre, les entrainer à se contaminer. Parce que distinguer ne signifie pas cloisonner, c'est l'étrange et dissonante unité même qui fait une vie humaine dont on peut percevoir le sillage à travers ces travaux et c'est elle, également, qui fait baver les contours de ces territoires traversés : peinture, planche de bande dessinée, dessin, etc. Ce qui m'intéresse, au bout du compte, c'est ce qui résiste à ces bavures, c'est-à dire ce qui tient solidement la détermination de ces disciplines. On aurait tort de s'écrier devant certaines planches « ce n'est plus de la bande dessinée », comme on a eu si souvent tort autrefois devant la peinture de lui arracher son statut dès qu'on voyait y poindre un peu trop ouvertement les figures d'autres territoires. Il faut admettre que ce qu'une peinture ou une bande dessinée problématisent, hé bien ce ne sont tout simplement pas les mêmes objets. Une question de peinture ne devient pas une question de bande dessinée sous le prétexte qu'on a cru voir apparaître à la surface du tableau une figure familière de la bande dessinée, pas plus qu'une question de bande dessinée ne devient une question de peinture sous le prétexte que sa mise en couleur a beaucoup gagné en liberté. J'espère que la cohabitation de tous ces travaux aidera précisément à voir ce que sont ces questions et comment, ensemble, ils donnent une image assez précise du mouvement général qui traverse mon travail sans rien céder de la singularité de chacune de ces disciplines artistiques.»
— L.L. de Mars
Peintures, planches originales et dessins de L.L. de Mars, notamment tirés de Comment Betty vint au monde, Une brève et longue histoire du monde, M - une traversée des chants de Maldoror et Quelques prières d'urgence à réciter en cas de fin des temps.
Vernissage jeudi 1er décembre à partir de 18h30. Rencontre avec l'artiste et projection de films d'animation du laboratoire Élémarsons.
Salle d'exposition de la bibliothèque municipale du 1er arrondissement (1er étage de La Condition des Soies)
7, rue Saint-Polycarpe 69001 Lyon (métro Hôtel de Ville)
Ouvert du mardi au vendredi de 13h à 19h et le samedi de 13h à 17h
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vendredi 7 octobre 2011 - Rendez-vous
Nous serons présents samedi 8 et dimanche 9 octobre au "laboratoire de bande dessinée" Pierre Feuille Ciseaux qui se tient à la Saline royale d’Arc et Senans. Parmi les invités en résidence : L.L. de Mars, Lucas Varela (dont nous reparlons bientôt...), Ibn Al Rabin, Anders Nielsen, Matti Hagelberg... Jean-Christophe Menu et Thierry Groensteen donneront des conférences. Enfin, Terrence A. Maury et J.M. Bertoyas seront présents incognito.

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vendredi 30 septembre 2011 - Rendez-vous
Samedi 1er octobre à partir de 20h30, la médiathèque du pays des Vans invite les éditions Tanibis pour entamer les festivités de son cinquième anniversaire (celui de la médiathèque, pas des éditions Tanibis). Que se passera-t-il aux Vans, ce soir-là ? Nul ne le sait exactement. Une chose est sûre, le spectacle sera total.
Et merci à la médiathèque du Pays des Vans
Route de Païolive — 07140 Les Vans
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mercredi 27 juillet 2011 - Nouveauté
Quelques nouvelles de L.L. de Mars, avec tout d'abord deux nouvelles chroniques de Comment Betty vint au monde :
« (…) Drôle d’entreprise que ce saut très sûr dans l’inconnu : L.L. de Mars relègue ce qu’on nommera son devenir-Caniff (jamais aussi prégnant, peut-être, qu’en la page d’ouverture du Quelques prières d’urgence à réciter en cas de fin des temps paru chez Les Rêveurs) aux oubliettes, quand tant d’autres auraient/auront capitalisé dessus et mené avec des carrières qu’on dira brillantes. C’est qu’il faut démordre de ce qui tente (« colère lisible » pour « éditeur esthète » dira Betty) et, plus largement, se défendre de tout ce qui menace l’écoulement des possibles, la somme ouverte des devenirs. Échapper au trait qui séduit, fuir la précaution qui dissuade, pour que la bande dessinée elle-même ne devienne pas un piège à Betty. (…) »
—Jérôme Le Glatin, Du9
« Tout comme Docilités, mais de manière différente, Comment Betty vint au monde cherche à ralentir le lecteur. Ailleurs, les signes et le sens s’organisent de manière claire et intelligible, on les embrasse d’un coup d’œil et on avance dans les pages, souvent confortable, jamais entravé, et si l’on décide de s’arrêter, c’est avec le luxe du promeneur qui choisi de poser son regard un peu plus longtemps sur tel paysage car tel est son bon plaisir.
Ici c’est différent, les pages résistent d’abord, le paysage est turbulent, mouvant, il faut s’y arrêter de force et s’atteler à la lecture, elle ne se fera pas toute seule. Cette violence faite au lecteur n’est pas gratuite, et surtout elle va de soi, car si le livre demande un effort (et déjà c’est quelque chose de rare et d’appréciable en bande dessinée), on y consent sans difficulté tellement les pages sont dès le premier regard d’une beauté plastique à l’attraction immédiate. Alors on s’y plonge, on prend son temps et ce qui au départ pouvait passer pour un bouillonnement graphique insaisissable est en fait une redéfinition de ce qu’est lire une bande dessinée. (…) »
—Carton, Enculture
Quatre pages dans le supplément BD du n°91 du mensuel CQFD :

Et enfin deux flims :
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jeudi 21 juillet 2011 - Général
Ce soir entre deux averses, nocturne à la Librairie Expérience pour la sortie du troisième opus de leur désormais annuel Projet Bermuda, pavé réunissant une grosse vingtaine d'auteurs plus ou moins lyonnais.

Notre Texan national Terrence A. Maury y signe Illuminations, conte philosophique de 13 pages scénarisé par le scientifique Gilbert Pinos.
Illuminations est également publié en feuilleton tout l'été dans l'hebdomadaire La Tribune de Lyon(*).
(*) Authentique.

Librairie Expérience
5, place Antonin Poncet, 69002 Lyon
Plus d'infos sur le projet Bermuda
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lundi 20 juin 2011 - Nouveauté
Ces jours-ci, en librairies, enfin : Comment Betty vint au monde, par L.L. de Mars.

L'Enfance est un proverbe d'adultes ; les enfants passent leurs premières années de vie dans cette étrange atmosphère adulte au cours de laquelle ils entendront tous les jours louer la magie de l'Enfance sans qu'à un moment il ne semblent y être pris eux-même : à eux, en effet, on ne manquera jamais de rappeler qu'il faut être raisonnable. Adulte, l'injonction contradictoire poursuit sa vilaine mue sous la molle forme du Janus bourgeois, le papillon qui ne décolle jamais : pince-mi chante l'âme bienheureuse des enfants qu'il faut savoir garder toute sa vie, pince-moi désapprouve toute activité qui ne prenne pas en considération vertueuse la dure réalité de la vie.

La dure réalité de la vie est l'autre nom du double-bind dans lequel sont éduqués tous les enfants occidentaux à qui on apprendra aussi vite à prendre des crayons de couleurs qu'on leur apprendra à s'en débarrasser en dehors des heures de hobby.
Le hobby est la seule forme d'enfance tolérée dans notre monde de mort.

Betty est une petite fille que la raison adulte n'impressionne pas : elle fait durer quelque chose de déraisonnable un peu trop longtemps ; Betty travaille à sortir sa vie du proverbe où on la tient. Elle découvre que l'art peut être l'affirmation la plus puissante de la vie ; ce récit s'achève par la mort de Betty parce que dans un récit la mort n'est qu'une convention signifiant qu'on a clôt une première lecture. D'innombrables autres chapitres peuvent naître de chaque page, dans une autre direction. Un livre est le centre d'un infini concentrique.

Le hobby est la seule forme d'enfance tolérée dans notre monde de mort.

La limite de lisibilité du livre, de déchiffrabilité, a été placée en deçà de ses contours habituels pour freiner le mouvement de la lecture, pour ralentir celui des yeux, pour les tenir fixés un peu plus longtemps sur la page. Juste ce qu'il faut de contrainte pour commencer à voir que le dessin raconte tout ce que le texte serait impuissant à raconter.

« Tout au long de l’album, L.L. de Mars fait penser à un funambule qui ne se satisferait plus de cordes de plus en plus étroites sur des hauteurs de plus en plus élevées et qui, pour s’éprouver toujours davantage, chercherait sans cesse volontairement le déséquilibre que chaque fois, toujours presque trop tard, il réussirait à secourir, se sauvant d’une mort certaine, pour la plus grande frayeur de son lecteur, un jeu terriblement dangereux, soutenu par un texte admirable de poésie, de drôlerie et d’intelligence, qui ressemble à ses voyages dans des destinations inconnues. Ou à la prise d’une drogue hallucinogène et dangereuse. »
— Philippe De Jonckheere, Le Portillon.

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